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Aujourd’hui je vous partage l’émouvant récit de Léa, qui a mis au monde sa petite Paloma en décembre 2021. Léa et Thibauld avaient préparé un accouchement assisté à domicile, leur fille est finalement née à la maternité. Leur histoire illustre qu’un changement de plan, ce n’est pas synonyme d’une perte de pouvoir.

Léa a donné naissance à Paloma dans sa pleine puissance, debout, connectée à son instinct.

Tout a commencé le 12 avril, le jour où j’ai appris que tu étais là, au creux de moi. Dix mois après avoir mis ta sœur au monde, je portais à nouveau la vie. Comme pour cette précédente grossesse, nous voulions accueillir notre bébé dans la chaleur et l’amour de notre maison. La date annoncée pour ta naissance était pour le moins inattendue, c’était le 25 décembre. 

Ta soeur étant née 2 semaines avant terme, je pensais que tu serais là plus tôt. C’était sans compter que chaque grossesse est unique et que chaque bébé à son propre chemin de vie. 

Le pré travail a commencé début décembre. Des épisodes de contractions et de petites douleurs en bas du ventre qui revenaient de plus en plus fréquemment jusqu’à les ressentir presque tous les jours. Le temps passait et tu semblais être bien au chaud dans mon ventre. Après avoir traversé une phase de grande fatigue et de lassitude, j’ai retrouvé l’énergie me permettant de me dire que tu arriverais quand tu le souhaiterais et que tout serait parfait ainsi. 

Le 22 décembre au matin, je me réveille avec une étrange sensation. Tes coups de pieds habituels en haut de mon ventre ne se font pas sentir. Je te dis bonjour, comme à mon habitude et me caresse le ventre. Tu ne réagis pas. Me vient alors deux pensées: soit tu vas naître aujourd’hui, tu te prépares et tu es donc moins dynamique, soit quelque chose ne va pas. Je demande à Thibauld de poser ses mains sur mon ventre pour voir si, comme tu le fais à chaque fois, tu réagis. Il pense alors te sentir, moins fortement que d’habitude mais il en est certain, tu as bougé. Moi, j’ai besoin d’être rassuré, d’entendre ton petit cœur battre pour savoir que tout va bien. Notre sage-femme nous a laissé à disposition un doppler, Thibauld le met en route et après quelques secondes nous entendons ton cœur. Il a cependant été plus difficile à trouver que d’habitude, peut être une autre indication que la naissance se prépare et que ta position a changé.

La journée commence, nous déjeunons tous les trois avec ta grande sœur et je ressens quelques contractions. Je suis maintenant habituée à cette sensation qui dure depuis plusieurs semaines. Il est prévu que Lila May passe la journée chez ses grands parents, et, au dernier moment, je décide d’ajouter un pyjama dans son sac, au cas où. La matinée passe, les contractions vont et viennent et puis un appel à la maternité pour avoir des infos sur mon rdv de terme trois jours plus tard les stoppent. Cet échange m’a contrariée, nous devrons nous rendre à la maternité le matin du 25 décembre si tu n’es pas née. Je n’ai aucune envie de passer ma matinée là-bas alors que ce noël sera le premier où Lila May va déballer ses cadeaux et les découvrir par elle même, je veux partager avec elle ce moment magique. 

Je pars dehors rejoindre Thibauld, marcher un peu et profiter de nos animaux. Nous discutons avec notre voisine un petit moment puis nous rentrons manger. Les contractions reprennent, toujours aussi douces. J’ai besoin de discuter avec Thibauld. Cette semaine, notre sage-femme est absente, ce qui veut dire que l’accouchement ne pourra pas avoir lieu avec elle à la maison. J’ai besoin de me sentir en sécurité, et je prends conscience que pour moi, cela passe par la présence d’une sage-femme à mes côtés. La maternité est donc notre solution de repli et je l’accepte enfin, après avoir refusé cette idée tout au long de ma grossesse. Je me sens libérée après cette discussion, et les contractions s’intensifient quelque peu. Nous devons partir en début d’après-midi et je me demande si c’est une bonne idée. Je décide finalement d’accompagner Thibauld. Nous allons acheter une poussette double pour les balades à quatre puis nous allons faire quelques courses. Les personnes avec qui j’échange semblent toutes se rendre compte que l’accouchement est imminent. Moi, je suis dans ma bulle et je n’y crois pas encore réellement.

Cela change quand, sur la route du retour, je me rends compte que les contractions reviennent toutes les 5 minutes et durent dans le temps. Je commence alors doucement à me dire que je te tiendrais peut être dans mes bras demain. Il est déjà 16h et dans ma tête il est pour le moment impossible d’imaginer que tu puisses être là avant minuit. Une fois arrivé à la maison, nous finissons de préparer les cadeaux de noël. J’emballe celui de Lila May, me tenant à la table quand une contraction arrive. Je comprends à ce moment-là qu’il est temps que j’arrête toute activité. je décide d’aller prendre un bain pour savoir si ces contractions annoncent ta naissance. Si ce n’est pas ça, je sais qu’elles s’arrêteront. Avec Thibauld, nous avions préparé notre chambre, dans laquelle est la baignoire, pour le jour de l’accouchement. C’est un vrai cocon de bien être, les lumières tamisées des bougies et de la guirlande créent une ambiance magique. L’eau coule et j’ai hâte d’y entrer. Nous allumons ensemble la bougie disposée sur l’autel que j’ai créé pour ta naissance, c’est un moment fort et émouvant, nous sommes hors du temps. J’entre dans l’eau, attendant la prochaine contraction qui tarde un peu à venir. Lorsqu’elle arrive, je comprends instantanément que ça y est, après toute cette attente, tu as décidé d’arriver et tu vas bientôt naître. Le travail est en marche et il est de plus en plus intense. J’utilise la respiration pour passer chacune des contractions me rapprochant de toi. L’accompagnement en hypnonaissance que nous avons fait avec la douce Ophélie et tout ce que nous y avons appris me porte et me guide, je suis légère, je ne souffre pas, je vis l’intensité du moment et je l’apprécie. Chaque contraction me rapproche de toi, je souffle, j’écoute des mantras de naissance puis je plonge dans la musique, suivant son rythme avec mon bassin, portée par l’eau et l’ambiance magique du moment. Thibauld est là, dans la maison, il a compris que j’étais bien seule et me laisse dans ma bulle, prêt à me rejoindre si j’en ressens le besoin. 

Je ne sais pas combien de temps je passe dans la baignoire, je suis désormais loin de toute réalité, je vis le moment et je ressens beaucoup de bonheur à l’approche de notre rencontre. Les contractions se rapprochent encore davantage, je sors du bain, Thibauld est près de moi et nous commençons à parler de partir à la maternité. Je m’assois sur le lit, puis sur le ballon, en restant toujours en mouvement, ce qui me permet de mieux vivre les contractions.  Nous échangeons quelques mots puis je passe du temps aux toilettes, j’y suis bien installée et honnêtement, j’y serais bien restée toute la soirée. Cette position soulage l’intensité des contractions et tout me semble plus facile. 

Nous partons finalement aux alentours de 18h20, je suis bien installée dans la voiture et seules les premières minutes sur les petites routes sont difficiles, me secouant et rendant les sensations plus fortes et désagréables. La route qui suit est bien plus douce, je commence à vocaliser sur certaines contractions, je me dis alors que tu seras certainement là ce soir, bien avant minuit. Aurons nous même le temps d’arriver à la maternité? 

Un quart d’heure avant notre arrivée, je suggère que nous appelions pour les informer et savoir par quelle entrée passer, je n’ai absolument pas envie d’avoir à chercher. La sage-femme qui nous répond demande à Thibauld si c’est bien moi qu’elle entend souffler, il lui répond que oui et elle demande alors si ça pousse. Je lui réponds que oui, un peu, dans un souffle entre deux contractions. Elle nous demande  dans combien de temps nous serons là, il reste dix minutes et je sens dans sa voix qu’elle se demande elle aussi si nous arriverons avant la naissance. Juste après cet appel, je me surprends à indiquer la route à Thibauld, alors que le gps est en marche, je me demande à ce moment là si je suis si avancé que ça dans le travail pour penser encore à ce genre de choses. Quelques minutes plus tard, nous arrivons sur le parking de la maternité.

Les contractions s’enchaînent et je mets un temps fou à descendre de la voiture pour rejoindre l’entrée. Thibauld me soutient, nous arrivons à la maternité et nous rencontrons la sage-femme que nous avons eu au téléphone. Elle a entre temps essayé de nous rappeler, se demandant où nous en étions et est soulagée de nous voir arriver. Nous nous installons dans une première salle, j’essaie de m’installer entre deux contractions mais c’est intense, je n’ai plus beaucoup de répit. Elle me demande si elle peut m’ausculter, j’ai vraiment envie de savoir où j’en suis, j’ai d’un côté l’impression que la naissance est proche et de l’autre, mes réactions me font penser que non. Je me sens à la fois complètement dans ma bulle, hors du temps mais aussi pleinement consciente de l’instant. Mon col est ouvert à 6cm, le cœur de notre bébé bat parfaitement et la salle nature est disponible, nous allons donc pouvoir nous y installer. J’en suis très heureuse, ma crainte était qu’elle soit occupée et je n’avais aucune envie de me retrouver dans une salle d’accouchement classique. Nous prenons possession des lieux, installant une lumière tamisée ainsi que de la musique, recréant l’ambiance dans laquelle nous étions à la maison. Je ferme les yeux et je me sens bien, je suis assise sur le ballon et je m’accroche à la liane suspendue au plafond à chaque contraction. J’alterne entre respirations et vocalises selon les contractions, Thibauld me masse le dos et les épaules entre chaque. L’équipe de sage-femmes change à 20h, deux d’entre elles viennent se présenter et je sens directement que nous allons être bien entourés. Elles nous laissent seuls comme nous l’avions demandé sur notre projet de naissance qu’elles respectent au maximum. Je sens que ça pousse de plus en plus intensément, j’ai besoin de me lever du ballon de quelques centimètres pour gérer chaque contraction. Soudain, je sens du liquide, la poche des eaux a rompu. Thibauld part informer les sages femmes. Je sais que tout peut aller très vite à partir de maintenant.

Mon col est maintenant à 8cm, tout est plus intense. Je me répète en boucle des affirmations positives. Bientôt, je vais te rencontrer mon bébé, tu es là, tout près. Je me sens connectée à toi, je te parle et je caresse mon ventre, te disant que tu peux venir, qu’on est prêt et qu’on a hâte de te rencontrer, de découvrir si tu es un garçon ou une fille et par la même occasion, de savoir enfin quel prénom tu porteras. Les poussées sont instinctives, je ne fais rien, c’est mon corps qui pousse de lui même. La sage-femme me propose de m’ausculter une dernière fois, j’acquiesce et je me mets debout pour qu’elle puisse regarder, sans me douter un instant que j’enfanterais dans cette position.

A ce moment là, tout s’enchaîne. Elle retire sa main presque aussitôt, et moi je sens notre bébé descendre d’un coup dans mon bassin! Je crie que tu es là, que tu arrives et dans le même temps, la poche des eaux finit de se rompre. Je suis debout, accrochée à la liane et mes vocalises deviennent des cris puissants. Une sage-femme se place devant moi pour que je puisse me reposer sur elle  tandis que l’autre est au sol derrière moi. Thibauld est sur le côté, il vient ensuite prendre la place de la sage-femme. Je m’agrippe à lui, je sens notre bébé tout proche, l’intensité et la puissance du moment est indescriptible. Ta tête émerge, il y a une petite pause puis c’est tout ton corps qui naît. La sage-femme te fait passer entre mes jambes pour que je puisse te prendre tout contre moi dans mes bras. Je vis ce moment au ralenti, je vois instantanément que tu es une fille, je te colle contre moi et je m’assieds au sol. J’atterris doucement. Il est 20h39 et tu es née Paloma. 

S’en suivra de doux moments, nos regards amoureux, la délivrance du placenta, ta première tétée, nos peaux a peaux si agréables, nos instants à trois, la rencontre avec ta sœur et puis ce nouveau quotidien à quatre, si magique et intense. 

Mille mercis Léa, de m’autoriser à partager ton beau récit dans mon espace. Je suis honorée de ta confiance !

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